samedi, 13 juillet 2019 18:17

Communiqué de presse 12 juillet 2019 de la FFVB

Battue dans la nuit de jeudi à vendredi par la Russie en trois sets à Chicago (25-16, 25-23, 25-17), l'équipe de France ne disputera pas les demi-finales de la Volleyball Nations League.

Prochaine échéance : le Tournoi de qualification olympique de Gdansk

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Pour la première fois depuis 2015, la France ne sera pas au rendez-vous des demi-finales de la Volleyball Nations League (Ligue mondiale auparavant). Battue mercredi par les Etats-Unis en quatre sets, l’équipe de Laurent Tillie s’est de nouveau inclinée jeudi face à la Russie tenante du titre, une défaite assez sèche en trois sets qui lui ferme les portes du dernier carré pour lequel Russes et Américains, comme l’année dernière à Lille, sont quant à eux qualifiés.

Pour faire douter les champions d’Europe dans la Crédit Union Arena 1 de Chicago, il aurait fallu des Bleus à 100%, ça n’a pas été le cas, les partenaires de Jean Patry, limité à 13 points (10/30 en attaque), ayant clairement affiché une lassitude mentale et physique sur cette rencontre, "dominés dans tous les domaines et étouffés au service/bloc", pour reprendre l’expression du sélectionneur à la sortie du match, qui a ajouté : "Il nous a manqué un peu de confiance, je pense qu’on n’a pas réussi à récupérer des cinq week-ends de poules et à bien se préparer pour ce tournoi mentalement et physiquement, on a eu très peu de temps d’entraînement."

Cela s’est vu dans les premier (25-16) et troisième (25-17) sets, nettement dominés par les partenaires d’lyas Kurkaev (11 points), de Dmitry Volkov (10 points) et d’Egor Kliuka (9 points), qui auront fait mal aux Français sur leur point fort, le bloc, avec un total de 20 blocs (dont 7 pour Kurkaev) contre 7 aux joueurs de Laurent Tillie. Ceux-ci ont su réagir dans une deuxième manche plus accrochée (25-23), mais la fraîcheur et la percussion offensive auront fait défaut pour y croire plus longtemps et enrayer le rouleau-compresseur russe, difficile à arrêter quand il est lancé.

Avec cette deuxième défaite, la France quitte donc la compétition au stade des Finales, avec tout de même un bilan satisfaisant sur l’ensemble de cette VNL de 11 victoires pour 6 défaites. Elle ne quitte pas pour autant Chicago, puisque son retour est prévu lundi, c’est donc au bord du Lac Michigan que les coéquipiers de Benjamin Toniutti vont commencer à préparer leur prochain rendez-vous, capital, le Tournoi de qualification olympique, qui les verra affronter en trois jours à Gdansk (9-11 août) la Slovénie, qui vient de gagner la Challenger Cup, sorte de deuxième division de la VNL pour laquelle elle a gagné son billet pour 2020, la Pologne double championne du monde, et la Tunisie. Un sacré défi vers lequel Laurent Tillie est d’ores et déjà tourné : "Le message aux joueurs maintenant, c’est qu’on tourne la page et on repart. Dans trois semaines, tout peut changer."
 
Les réactions :

Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l’équipe de France :
 
"La différence entre les deux équipes était à tous les niveaux, ils nous ont détruits, il n’y a pas grand-chose à dire de plus. Nous n’avons pas bien joué, nous ne pouvons pas être contents de nos performances sur ces Finales, nous n’avons pas joué notre meilleur volley-ball, et même s’il nous manquait des joueurs importants, nous devons mieux jouer. Maintenant, nous allons rentrer en France et travailler, parce que nous avons un gros tournoi dans moins d’un mois pour la qualification olympique."

Laurent Tillie, entraîneur de l’équipe de France :
 
"On a été dominés dans tous les domaines, on n’a pas réussi à les perturber. On y a cru au deuxième set, mais ils font un ace au bon moment, on a manqué d’énergie et de points forts, normalement, on se base sur la réception, sur la passe ou l’attaque, là, on n’avait pas de bases. C’est une déception pour les joueurs qui sont là, parce qu’on venait avec de l’espoir, et prendre deux coups sur la tête, ça remet de l’humilité et ça montre que si nous, France, on veut faire quelque chose, il fait qu’on soit tous à 100% mentalement et physiquement, et qu’on joue pour l’équipe. Là, on était un peu trop tout seuls. Quand on perd, on n’est jamais content et serein, mais la marche était trop haute. Il y avait plus de combat hier, aujourd’hui, c’était un peu triste, on manquait de niaque, on s’est enferrés bêtement sur leur point fort qui est le contre. Maintenant, on retravaille pour le TQO et le Championnat d’Europe."
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